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Au conseil municipal du 18 avril

Après le vote du budget le mois dernier, l'ordre du jour de ce mois-ci était beaucoup plus léger.

Il y a une grande nouveauté au conseil municipal de St Barthélemy. Dorénavant, tous les élus quels qu'ils soient (majorité ou opposition) vont percevoir une indemnité minimum de 50€/mois, le maire, les adjoints et les conseillers délégués continuant bien sûr à bénéficier de leur indemnité normale. Comme disait un élu de la minorité, "ça va payer les frais de tirage papier des dossiers qu'on reçoit maintenant par Internet, ce qui fait faire des économies importantes à la ville".

Par ailleurs, l'ordre du jour prévoit aussi le vote d'une résolution visant à supprimer la disposition inscrite dans le SCoT et prévoyant une extension éventuelle de Pôle 49 pour créer des terrains embranchables.

A part çà, il s'agit surtout de dossiers administratifs.

ACTUALITES

Bénévolat : un temps fort plutôt réussi...


      On sait que le papy-boom est encore loin d’être achevé et que dans les années qui viennent, le nombre de retraités va continuer à augmenter. Ceux-ci, avec la diversité de leurs compétences et de leurs savoir-faire, représentent un formidable vivier pour le bénévolat. Sans eux, la vie associative ne pourrait pas exister alors que c’est un levier indispensable pour stimuler le lien social et le « vivre ensemble » dont notre société a immensément besoin.

      L’idée d’organiser une soirée destinée à susciter l’envie chez les jeunes (et les moins jeunes !) retraités de donner de leur temps libre pour la cité, en fonction de leurs envies et de leurs goûts, était donc excellente.

      On peut tout juste regretter, que cette soirée n’ait pas complètement trouvé son public et répondu aux attentes. Il y avait relativement peu de monde au THV (80 participants tout au plus) et le public présent était en majorité constitué de représentants aguerris d’associations déjà convaincus des bienfaits du bénévolat.

      Fort heureusement, le forum des associations a connu une belle réussite : les associations étaient présentes dans leur diversité (dont celle des bretons de l’Anjou qui ont un peu créé le « buzz ») et le nombre de visiteurs a été proche de 500. Une expérience à renouveler...

CCAS : un peu l’usine à gaz ...


      On sait que dans la totalité des villes, ce sont les CCAS qui ont en charge le rôle traditionnel d’assistance aux personnes en difficulté (aide à la personne, insertion par l’emploi...) et aussi le plus souvent, de l’animation du secteur des aînés. Dans notre ville, depuis 2006, c’est également le CCAS qui en charge la totalité des fonctions d’animation socioculturelle de la ville dévolue précédemment à un Centre Social autonome installé à la Mésangerie : vie associative, vie des quartiers, animation jeunesse, CCQ... On en a certainement oublié !

      On y reviendra dans le détail dans un prochain numéro de ce blog !

      On ne sait pas si cette organisation est plus efficace que la précédente mais du point de vue de la complexité, c’est gagné ! On sait aussi avec certitude qu’elle a contribué à dessaisir les associations d’un certain nombre de prérogatives et à « municipaliser » le secteur de l’animation où celles-ci avaient apporté du sang neuf et des innovations intéressantes. S’agissant d’une entité juridiquement autonome, le CCAS représente par ailleurs un moyen très commode souvent utilisé par la majorité municipale pour éluder certains débats au sein du conseil municipal.

      Quoi qu’il en soit, la lisibilité de son fonctionnement est devenue tellement opaque et incompréhensible, que le conseil d’administration du CCAS a jugé indispensable d’éditer un opuscule à l’usage des associations et des usagers – et même des élus. Cet opuscule sera en quelque sorte un mode d’emploi pour bien expliquer les rouages du CCAS, comment ça fonctionne et à qui il faut s’adresser lorsqu’on a une demande à faire.

      On y verra peut-être plus clair !

... mais un vrai modèle de démocratie !


      Encore heureux qu’au sein de son conseil d’administration, sous l’égide de l’adjointe aux affaires sociales, les débats soient toujours très ouverts, l’ambiance constructive et l’écoute excellente entre toutes les sensibilités qui y sont représentées. Les élus de la minorité municipale y ont toute leur place et les propositions sont examinées avec la même attention d’où qu’elles viennent et souvent adoptées à l’unanimité.

      Il arrive même que cette instance marque sa différence avec le conseil municipal, après un débat sur le fond des dossiers examinés. Ainsi le CCAS a unanimement (élus de la majorité municipale y compris) exprimé son désaccord sur la décision du conseil municipal de supprimer des bourses communales.

      Le CCAS constituerait donc dans son domaine de compétence, un ilot exemplaire de démocratie apaisée et constructive et en quelque sorte l’exception qui confirme la règle, dans une commune où la majorité municipale n’a de cesse de verrouiller les débats de fond sur tous les dossiers importants.
      Quoi qu’il en soit, le travail ne manquera pas de sitôt au CCAS s’agissant du soutien aux personnes en difficulté. En effet, la précarité sociale ne cesse d’augmenter et la demande continue à croître : entre janvier 2010 et janvier 2011, les aides à la personne ont doublé et on s’aperçoit que de nouvelles catégories de citoyens, jusque-là épargnées, sont elles aussi maintenant concernées par la pauvreté!

Nos aînés sont choyés ! Oui mais... !

      Le maire a participé à la présentation du programme pour le moins copieux qui a été concocté pour (par ?) les aînés pour l’année 2011. Heureux seniors qui, dans la tradition maintenant bien établie depuis 2002, peuvent bénéficier de nombreuses animations agrémentées de sorties ou de visites dans la région et surtout d’un séjour annuel en village-vacances (le premier avait eu lieu en 2002 à Lamoura).

      Nos aînés vont cette année découvrir l’Ardèche.

      Mais il y a un mais...

      A l’origine, tout le monde pouvait s’inscrire à ces séjours, y compris les personnes plus ou moins handicapées. Ce choix paraissait évident et normal de la part d’un CCAS dont la fonction première et la vocation consistent à organiser la solidarité. Il permettait ainsi à ceux qui ne pouvaient plus participer aux grands voyages organisés proposés par les agences, de s’évader malgré tout, les programmes de visite pouvant être quelquefois allégés en conséquence.

      Depuis 2006, il est malheureusement exigé une autonomie totale des participants qui veulent s’inscrire. Il est fini le temps où des personnes à mobilité réduite, traînant un peu la jambe, s’appuyant sur une canne où ayant des difficultés à produire des efforts prolongés, étaient prises en charge dans le cadre d’une solidarité bon enfant des participants plus jeunes et plus valides, qui s’instaurait naturellement au sein du groupe, sous l’égide des élus qui l’encadraient...

      Vous avez dit discrimination ?

Le projet sportif local : on meurt d’impatience !

      Après le projet culturel, c’est le projet sportif local qui a été mis en chantier...

      Qu’on prenne du temps pour élaborer un projet de cette nature, c’est normal. Mais il faudrait peut-être maintenant mettre un petit coup d’accélérateur car au train où il s’élabore, la fin du mandat pourrait arriver avant qu’il ne soit finalisé !

      Il paraît que sa rédaction est en cours. Des ateliers thématiques se rapportant à différents thèmes en lien avec le sport ont également été organisés pour enrichir la réflexion et alimenter le projet : finances et emplois, sport, jeunesse et lien social, infrastructures et manifestations sportives...

      Si après tout ce travail, le résultat est médiocre, c’est à désespérer de tout !

      Une fois tout ça terminé et avant son adoption, il ne restera plus qu’à mettre le débat sur la place publique, le sport constituant un thème trop important et trop sérieux pour être l’apanage des seuls sportifs et des fonctionnaires municipaux. Mais ça, personne n’en parle pour l’instant.

      Espérons en tout cas, que lorsque le projet sera ficelé il ne restera pas au stade des bonnes intentions et qu’il connaîtra un meilleur sort que le projet culturel pourtant adopté à l’unanimité et qui semble déjà être devenu lettre morte au fond des placards de la mairie et du THV!

Une pétition de l’ADZI : dilemme pour les élus !

      L’Association de Défense des Riverains de la Zone Industrielle monte de nouveau au créneau et a entrepris de faire signer une pétition. Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) prévoit en effet que du côté de l’Hardouinière, 40ha supplémentaires seront affectés à l’extension de Pôle 49 en cas de besoin de terrains raccordables à la voie ferrée. Ces riverains considèrent, non sans raison, qu’ils ont déjà beaucoup donné et que les terrains concernés doivent être maintenus dans leur vocation agricole.

      Rappelons que Pôle 49 constitue déjà la plus grande zone industrielle du Maine-et-Loire.

      Mais de son côté, le SMRA (Syndicat Mixte de la Région Angevine) qui initie le SCoT sur un territoire qui regroupe 300000 habitants, avance une argumentation solide pour défendre cette proposition. La région angevine ne dispose en effet que de très peu de sites raccordables au fer. Or on sait qu’à l’avenir, l’intérêt général pousse à des solutions économes en énergie et en rejet de gaz à effet de serre, ce qui conduit à préconiser la réduction des transports routiers pour le transport de certains types de marchandises en favorisant le fret par la voie ferré... La région angevine doit donc préparer l’avenir et ne pas prendre le risque de se trouver démunie lorsque le baril de pétrole aura durablement atteint 150-200 dollars et que la solution du fret ferroviaire, en plus d’être écologique, sera plus concurrentielle!

      Développement durable oblige ! CQFD !

      Pour les élus, face à deux options qui ne manquent pas l’une et l’autre de cohérence, c’est donc un choix cornélien et pas évident !

La Maison du Vivre Ensemble : ça s’accélère !

      On a l’impression que le rythme est en train de s’accélérer pour finaliser le programme de la Maison du Vivre Ensemble : le site d’implantation semble définitivement choisi à l’angle de la rue de Verdun et de la rue des Vignes et un préprogramme est déjà établi qui donne en quelque sorte les grandes orientations du projet.

      On sait maintenant avec une quasi certitude, les activités et organisations qui vont trouver place dans ce lieu appelé à devenir le cœur de la vie socioculturelle de St Barth : l’Etape, le Point Soleil, le Rond Point, le Coup de Pouce Alimentaire, la Maison des Jeunes, le Pôle sportif OMS – ASCSB, La Maison des Associations et le Reflet d’Argent.

      On y reviendra dans un prochain numéro de ce blog, lorsque certains arbitrages auront été prononcés et que le choix du scénario d’aménagement aura été définitivement validé par les élus.

LE DOSSIER DU MOIS

Le nouveau quartier de la Guérinière à Trélazé :
des impacts importants pour St Barthélemy


Le projet  qui se réalise à la Guérinière aux portes de St Barthélemy, dans la continuité de la Morlière, avance très vite et plus de 600 logements sont déjà construits ou en cours de construction, ce qui représente plus de 1500 nouveaux habitants à court terme (voir le plan ci-dessous).


      A l’horizon d’une dizaine d’années, ce nouveau quartier de Trélazé (75ha au total avec une deuxième phase sur la Quantinière), va représenter 2300 logements et quelque 6000 nouveaux habitants.
      L’approche voulue par Trélazé est celle de mixité sociale et d’accession sociale à la propriété. Cela conduit à proposer un habitat mixte assez dense avec une part non négligeable de logements sociaux... Le plan figurant ci-dessous donne les grandes orientations de l’aménagement du quartier dans son ensemble (à gauche du plan, le secteur de la Guérinière et sur la droite, à peine esquissée, celui de la Quantinière)...

      Dans une phase ultérieure, St Barthélemy va de son côté entreprendre l’urbanisation de l’Aumônerie jusqu’à la route de Beaufort, un vaste secteur qui se trouve dans la continuité de ce nouveau quartier et qui devrait accueillir quelques milliers d’habitants supplémentaires. Au final, le futur ensemble urbain, à cheval sur les deux communes, accueillera une population totale équivalente à la population actuelle de St Barthélemy. Il va générer des besoins considérables de services de toutes natures (école(s), collège, commerces et services de proximité, équipements sociaux, sportifs et culturels, transports collectifs...) mais également de nouveaux flux de circulation dont on n’a pas pour l’instant pris toute la mesure...


      Comme on le voit en jaune sur le plan d’aménagement, Trélazé a prévu la construction d’une école, d’un centre commercial (on parle d’un supermarché) avec des services de proximité et le transfert de la maison de retraite des Plaines à la Quantinière, mais ce n’est pas pour tout de suite. Or, la nouvelle population qui est déjà en train de s’installer, va demander dès maintenant des inscriptions dans les écoles les plus proches de chez eux et elle va également solliciter les collectivités concernées pour tous les besoins de la vie quotidienne... Pour satisfaire ces besoins légitimes, en raison de la proximité avec St Barth et des difficultés actuelles de la liaison vers Trélazé, c’est vraisemblablement vers notre centre-ville que beaucoup d’entre eux vont se tourner...

      Force est malheureusement de constater que les conditions dans lesquelles cette nouvelle population s’installe à la Guérinière n’ont pas du tout été anticipées. On peut à cet égard incriminer le cavalier seul de la commune de Trélazé dans la conduite de son projet... On peut aussi déplorer un manque dramatique de concertation entre Trélazé et St Barthélemy pour réfléchir à un projet global d’urbanisation sur le territoire des deux communes. Eu égard au temps qu’il faut pour réaliser un quartier de cette importance, les deux collectivités doivent aussi rechercher ensemble les solutions transitoires permettant de satisfaire les attentes de la nouvelle population aux différents stades de la réalisation, dans l’attente des aménagements définitifs et de l’implantation des équipements propres à l’ensemble du futur quartier.


      Dans un premier temps, il est quand même surprenant que rien n’ait été proposé, hormis la construction d’une halte ferroviaire à Trélazé d’ici deux ou trois ans, pour apporter un début de solution à la situation d’enclavement de la Guérinière. Cet enclavement constitue une évidence depuis l’origine du projet mais personne ne semble en avoir tenu compte et pour l’instant aucune réponse satisfaisante à court et moyen terme n’a été définie, ni même semble-t-il proposée officiellement. La liaison privilégiée avec Angers n’a pas été sérieusement étudiée pour la circulation automobile : accès à la Rocade Est par le Nord (liaison des Ambillous ou la Cressonnière) ou par le Sud par la rocade Ardoisière ? Chacun devra se débrouiller.

      Il n’est pas besoin d’être urbaniste pour se rendre compte que ce sont les habitants de St Barthélemy qui vont faire les frais de ce manque d’anticipation. Il est en effet évident qu’une part importante du trafic supplémentaire qui va être généré par la Guérinière –et demain par la Quantinière- va transiter par les voies de liaison de notre ville –plus directes et sans grandes contraintes- pour accéder au centre d’Angers ou aux grands pôles d’emploi de l’agglomération : les rues des Héraudières, de la Jaudette et de la Marmitière pour rejoindre la Cressonnière, la rue de la Gemmetrie et la route d’Angers pour rejoindre l’avenue Montaigne ou la Rocade Est. Or ces voies qui traversent des quartiers habités ne sont pas calibrées et conçues pour des trafics de transit importants.


Un petit aménagement réalisé du côté de St Barth

La sortie du quartier côté St Barth
  
     Si pour l’instant la route de la Quantinière qui relie Trélazé à Saint Barthélémy a encore la configuration d’un chemin rural, il faut imaginer qu’elle se transformera progressivement en un boulevard de 26 m de large, débouchant sur la rue des Héraudières.

La route de la Quantinière futur boulevard de 26m

La rue des Héraudières


      Face à cette situation prévisible, Trélazé fonce, tend le dos et fait mine de considérer que la future halte ferroviaire règlera le problème, ce qui est une douce plaisanterie. Quant à la municipalité de St Barth, elle ne réagit que sous la pression des habitants de la Morlière pour régler quelques petits détails d’aménagement pour assurer une continuité piétonne sur l’accotement de la route qui constitue la frontière entre les deux communes... Surtout pas de vagues semble être son credo!

      Pour le reste, à Dieu vat !

      Au niveau des transports collectifs, il en va de même. Il est illusoire de penser que la halte ferroviaire de Trélazé va tout régler. Pour l’instant, les enfants de la Guérinière viennent prendre le bus à La Pellerinière à 500m de chez eux, après avoir traversé des espaces livrés aux camions et aux chantiers et quelquefois cheminé sur des routes sans accotements et sans éclairage.

      Une telle situation est-elle tenable longtemps ?




Le dossier du mois de mars 2011


CENTRE-VILLE : tenir compte de l'avenir


1)    Considérations générales

L’évolution d’une ville est un processus plus ou moins rapide, continu sur plusieurs décennies. St Barth a ainsi connu un développement très important au cours des années 60 et 70, développement qui s’est un peu ralenti par la suite avant la création du quartier de la Morlière, suivie de la rénovation du Cœur de Ville et enfin le lancement du nouveau quartier Paperie-Reux-Cordelles-Cinq Jardins. Eu égard au temps qu’il faut pour préparer les futurs quartiers d’habitation, on sait que ce sont les décisions d’aujourd’hui qui déterminent ce que sera la ville dans 15 ou 20 ans.
ACTUALITÉS

Comité technique paritaire : le bon choix ?
Le comité technique paritaire qui regroupe les élus, l’administration et les syndicats, procède tous les ans à un examen attentif de ce qu’on appelle le tableau des effectifs de la mairie. Il s’agit d’ajuster les postes de fonctionnaires aux besoins réels avérés. L’avis du CTP est obligatoire mais il n’est que consultatif.
Au cours de la dernière réunion, il a eu à traiter une question délicate : le statut des femmes de service. Celles-ci sont le plus souvent recrutées sur des contrats précaires. La municipalité a proposé qu’elles soient titularisées, ce qui constitue évidemment un réel progrès pour elles !
Mais l’élue de la minorité municipale a été la seule à relevé la contrepartie de taille que cette titularisation comportait : au lieu des 35h voire plus, de travail hebdomadaire que ces femmes effectuaient jusque-là, les horaires vont être ramenés à 28h ! Leurs revenus vont donc diminuer très sensiblement!
Au moment où on parle de plus en plus des « travailleurs pauvres » qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, s’agit-il en l’occurrence d’une véritable avancée sociale ?

CCQ : ça tangue dangereusement !
L’ambiance lors de la dernière réunion du CCQ Centre-Venaiserie qui avait à son ordre du jour un débat sur le diagnostic du centre-ville réalisé par un cabinet d’études, n’était pas à la fête ! Sur les 14 membres, il y avait 6 présents et 3 autres s’étaient excusés ! Ce qui situe bien le niveau de motivation actuel au sein de cette instance « suprême » de démocratie participative !
Plus grave : le référent élu était lui aussi absent et il n’avait même pas cru bon de s’excuser ! C’est pour le moins faire preuve de désinvolture mais surtout d’un manque de respect évident envers ceux qui s’évertuent encore à sauver une instance bien mal en point. Le référent chargé d'animer ce CCQ n'a pas appécié!
En tout cas, le message envoyé vers les citoyens à la veille du forum qui a justement pour but de redonner du tonus au bénévolat, est celui d’un manque total de considération pour le travail qu’ils effectuent.
Avec l’exemple de la suppression du CLSH de la Paperie, ça fait beaucoup !

CLSH de la Paperie : retour sur un « débat » escamoté !
Autant que les bonnes ou mauvaises raisons qui ont conduit la municipalité à décider la suppression de la subvention municipale (3€/enfant/jour soit 1800€ environ par an) pour le CLSH associatif de la Paperie, c’est l’absence de débat public qui a motivé l’ire de l’opposition.
Tout comme la suppression du poste d’animateur en 2009, la municipalité a tout fait pour éviter tout débat en conseil municipal comme si elle n'avait aucune confiance dans la solidité de son argumentation.
Dans un premier temps, l’adjointe a tenté de faire valoir l’idée que cette décision était consensuelle : la question aurait été évoquée au détour d’une commission, le seul fait d’en avoir parlé valant d’après elle le consentement de l’opposition. Curieuse conception du débat public !
Puis elle a expliqué que c’était au conseil d’administration du CCAS de se saisir de la question, façon bien commode de ne pas en débattre au conseil municipal. Vérification faite, le CCAS n’a évidemment aucune prérogative pour prendre ce genre de décision, son rôle se bornant à gérer les moyens alloués par la municipalité pour les structures destinées à l’enfance !

La Paperie un ghetto ?
Il semblerait que dans les motivations du maire pour supprimer la subvention du CLSH, il y ait la volonté de sa part de faire en sorte que ce quartier ne soit plus le « ghetto » qu’il constitue aujourd’hui dans l’esprit de beaucoup de bartholoméens. A la Paperie, pour beaucoup de personnes, il n’y aurait  que des pauvres et des nécessiteux. Beurk !
C’est louable dans les intentions mais il pourrait s’y prendre autrement !
En tout cas, de ce triste débat a jailli une petite lumière ! L’adjoint à la citoyenneté a fait observer que l’on allait assister à une transformation radicale de ce quartier avec l’arrivée massive de nouvelles populations à la Reux et plus tard aux Cinq Jardins. Il suggérait donc qu’Echanges et Solidarités soit aussi investie d’une mission d’accueil de ces nouveaux habitants.
C’est une idée qui a déjà été suggérée depuis longtemps par des élus de la minorité et jusqu’à présent, elle a toujours été balayée du revers de la main. Mais, l’espoir fait vivre !

Budget Primitif : déjà une entorse par rapport au DOB !
Au mois de février, lors du débat d’orientation budgétaire, la municipalité s’était engagée à maîtriser les dépenses de fonctionnement. Ainsi, les dépenses de personnel ne devaient pas augmenter de plus de 3,5% au cours de l'année 2011! Qu'on se le dise!
Un mois plus tard, dans le BP il apparaît que l’augmentation prévue n’est pas de 3,5% mais de 5,7% ! Plus de 2% d'augmentation! Si toutes les prévisions sont faites avec la même fiabilité, on se demande quelle confiance il faut accorder à ce budget et si on ne s’achemine pas vers de nouvelles augmentations d’impôts en 2011.
Et on ne parle pas des aléas toujours possibles, comme ces emprunts « toxiques » dont la menace plane au-dessus de nos têtes comme les nuages radioactifs au-dessus de celle des japonais !

Ardoise d'Angers : promotion terminée!
Un résident de St Barthélemy a remplacé l'amiante-ciment de la toiture de sa maison par de la véritable ardoise d'Angers, au cours du dernier trimestre de l'année 2010. En vertu d'une délibération prise dans le passé pour promouvoir les Ardoisières d'Anjou à l'époque en grande difficulté, ce choix qui se traduit pour lui par un surcoût non négligeable, lui donne droit à une subvention de la commune de 850€. Cette décision avait d'ailleurs à l'époque fait l'objet d'un certain écho dans les médias locaux.
Il s'est donc présenté à la mairie pour faire valoir ce droit.
Il a eu la désagréable surprise de s'entendre répondre que c'était fini et qu'il n'y avait plus d'argent pour satisfaire ce type de demande. Et effectivement, une délibération du conseil municipal de février 2011 a discrètement entériné la suppression de cette subvention.
Mais ce refus soulève un petit problème de droit : ce qu'une délibération de conseil municipal a créé ne peut être supprimé que par une autre délibération et aucune décision ne peut être appliquée rétroactivement. Notre citoyen serait donc en droit de faire un recours au tribunal administratif avec de grandes chances de gagner et d'obliger la ville à lui verser cette subvention
CONSEIL MUNICIPAL

Le point essentiel de l'ordre du jour était évidemment l'approbation du Budget Primitif de l'année 2011. Les données essentielles étaient déjà connues depuis un mois après le débat d'orientation budgétaire. Le budget a donc été voté par la majorité avec une augmentation de la pression fiscale globale de 5%, liée à l'abattement de 15% des valeurs locatives qui servent au calcul des taxes d'habitation et foncière. Mais cela ne repésente qu'une valeur moyenne, cette augmentation pouvant se traduire pour beaucoup de bartholoméens par une augmentation pouvant aller jusqu'à 15%!

Comme d'habitude, il y a eu quelques passes d'armes. Rien que de très normal dans une assemblée censée débattre des affaires de la cité! Mais au-delà des crispations suscitées par un ex-adjoint qui a oublié ce que le mot débattre voulait dire et qui est dans la provocation permanente, le constat a été fait une fois de plus, à propos du CLSH de la Paperie, que la volonté de la municipalité était d'escamoter les débats autour des questions où des sensibilités divergentes peuvent dialoguer voire s'affronter!


EDITO MARS 2011

                                                                                            
Alors que la municipalité organise ce prochain week-end un forum des associations chargé de redynamiser le bénévolat des citoyens, c'est un drôle de message que la majorité municipale vient d'envoyer à ces citoyens au cours du dernier conseil municipal : la suppression de la subvention destinée au fonctionnement du CLSH de la Paperie.
Cette décision a été votée sans débat, ce qui constitue déjà une curieuse conception de la démocratie.
Mais le plus grave dans cette décision, c'est la manière de considérer et de reconnaître le travail des bénévoles. Ce CLSH qui a représenté environ 600 enfants/jour en 2010, fonctionne grâce à l'engagement d'Echanges et Solidarités qui anime la Maison de Quartier de la Paperie. Celle-ci avait été créée dès avant 2000 pour répondre à des besoins propres à un quartier regroupant un certain nombre de familles en difficulté où des actions spécifiques ont été jugées indispensables. La suppression du poste d'animateur en 2009 avait déjà constitué l'amorce du désengagement de la ville. De manière évidente, cette nouvelle décision constitue un message envoyé aux bénévoles de ce quartier pour leur signifier que le travail considérable réalisé chaque jour en direction des enfants  ou pour soutenir les familles de ce quartier, ne mérite plus d'être reconnu...
Si encore une telle décision avait été prise au terme d'une concertation avec Echange et Solidarités et d'un débat public s'appuyant sur une évaluation de la réalité sociale de ce quartier. Rien de tel n'a été fait et la justification essentielle, au-delà de la nécessité de remplir Planète Enfants, consiste à économiser 1800€ environ. Quelle dérision!
Or  personne n'est capable d'affirmer aujourd'hui que  l'existence de structures spécifiques à ce quartier ne sont plus indispensables et que dorénavant les enfants de la Paperie sont comme tous les autres enfants de la commune, aptes à intégrer Planète Enfants à la Venaiserie.