Il semble que l’on se
dirige tout doucement mais sûrement vers la fin d’une manifestation qui semble
n’avoir jamais vraiment trouvé son format et son créneau...
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LE DOSSIER DU MOIS
Réforme des nouveaux rythmes
scolaires : aller plus loin ?
Une rencontre organisée tout récemment par la CFDT à la Bourse du travail à Angers
a permis à un certain nombre d’acteurs concernés par cette réforme, de prendre
connaissance d’un projet ambitieux développé dans l’agglomération
lilloise : le Projet Educatif Global (PEG).
Notre adjointe à l’Enfance y a assisté.
Va-t-elle s’en inspirer pour innover et aller plus loin ?
La rentrée scolaire : décevant...
Avec la livraison de
nombreux logements neufs à la
Reux et ailleurs, on pouvait espérer une remontée significative
des effectifs permettant au moins de maintenir le nombre de classes dans les 3
écoles publiques de la commune. Cela n’a
malheureusement pas été le cas...
LES ACTUS La Jaudette rebaptisée!
Quel drôle de choix pour l’espace culturel de la Jaudette !
La municipalité a souhaité donner un « nom de baptême » à la Jaudette , reconvertie comme on le sait en espace culturel (résidence d’artistes) et socioculturel pour les activités de l’Amicale Laïque et elle a pour ce faire appelé les historiens locaux à la rescousse...
Le projet sportif local
Après la culture, ça va être au tour du sport ! La municipalité a décidé de se lancer dans l’élaboration d’un projet sportif local (PSL) qui devra se traduire par une charte générale qui définisse les liens dans la durée entre la ville, les associations sportives et bien sûr l’OMS qui en est l’émanation. L’objectif est d’aboutir d’ici la fin de l’année 2010. Il s’agit - 1) d’affirmer en commun les grandes orientations pour le sport à St Barth - 2) de définir précisément le partenariat entre la municipalité et le monde sportif à travers l’OMS et les clubs - 3) de mettre en place un cadre d’objectifs communs et de définir les missions et la place de chacun dans l’organisation du sport.
Déjà en 2003, une démarche un peu similaire avait été engagée qui avait abouti alors à des résultats intéressants dont certains gros investissements réalisés depuis, comme le stade d’athlétisme et le circuit pédestre, et à des animations comme les mini-Olympiades.
C’est un beau programme et on ne peut qu’y souscrire. Au-delà de la réflexion sur les aspects prospectifs du sport dans la commune, alors que la phase d’équipement est maintenant pratiquement achevée, ça devrait aussi permettre d’éviter à l’avenir certains cafouillages fâcheux dans la manière de régler certaines tensions dans le monde sportif et l’attribution des subventions aux clubs.
Et cerise sur le gâteau, si cela permet également de faire avancer la réflexion indispensable sur la mutualisation du sport à l’échelle d’Angers Loire Métropole et au-delà, cela ne peut qu’être bénéfique. On l’a bien vu récemment avec le basket de haut-niveau à Angers. La question va également se poser pour le financement de certains clubs ou de certains équipements de haut-niveau et très coûteux qui s’adressent à des sportifs ou à des publics, à des échelles qui dépassent les limites communales. Le débat sur le nouveau stade à Angers est à cet égard significatif et la question du financement d’une éventuelle nouvelle patinoire va également susciter le moment venu des débats passionnés.
Par ailleurs, chaque commune ne peut pas se doter de l’ensemble des équipements nécessaires pour satisfaire les attentes diverses exprimées. De même, le constat général d’une tendance au « zapping » des sportifs eux-mêmes qui se comportent de plus en plus en consommateurs, ou encore la professionnalisation croissante de l’encadrement des clubs au détriment du bénévolat, conduisent aujourd’hui à se poser des questions sur la manière d’apporter des solutions pour l’avenir, alors que les communes de leur côté vont devoir « serrer les boulons ».
On peut déjà rappeler que d’après le recensement de 2006, sur une population voisine de 9000 habitants (c’est moins aujourd’hui jusqu’à la livraison des logements de la Reux ), il y avait 2134 licenciés dans les clubs sportifs de la commune dont 45% environ de bartholoméens. A l’inverse, un certain nombre de bartholoméens pratiquent leur sport favori dans des clubs situés hors commune.
Pour engager le débat, il a été procédé à un état des lieux assez complet des équipements existants dans la commune, de l’engagement de la ville dans le sport pour les jeunes, du soutien aux clubs à travers la mise à disposition des équipements et des subventions (1M€/an environ), des évènements et manifestations sportives existantes...
Un planning de 4 réunions a été fixé pour les mois de mai et juin pour traiter chaque thématique : - Sport et jeunesse, évènements et manifestations sportives - Soutien financier, emploi et formation, - Soutien du lien social, relations avec les partenaires, - Equipements et Infrastructures.
Réponses vers la fin 2010.
Question : le débat va-t-il être élargi au-delà des clubs et de l’OMS ?
Le projet culturel 2010-2014
Il en a fallu du temps mais ça y est enfin ! Le projet culturel promis depuis deux ans est enfin une réalité !
Après la première ébauche « foisonnante » de l’ancien directeur du THV, une version plus courte et mieux structurée autour de l’essentiel a vu le jour fin 2009 et la minorité municipale a été sollicitée pour y apporter sa contribution. Même si le délai qui lui a été laissé pour y travailler a été court, celle-ci a joué le jeu et suggéré des ajouts ou des amendements ne remettant pas en cause les grandes orientations du projet mais de nature à l’améliorer sur certains points précis. La commission qui a eu à en débattre a ignoré ces propositions. Et puis, est sortie une dernière version, une nouvelle fois remaniée avec seulement quelques jours pour y travailler et faire des observations. Bref, de nouveau une concertation en trompe-l’œil et au final, le sentiment pour l’opposition que sa bonne volonté et son travail ne sont pas reconnus…
Pour ce qui concerne le contenu, il faut faire abstraction des questions de forme et d’orthographe que l’Adjoint à la Communication , ancien directeur d’école, aurait dû corriger avant la diffusion du document, mais l’a-t-il seulement lu ? On peut dire que tout y est même si on aurait pu souhaiter un petit diagnostic préalable pour bien cerner les enjeux du projet et pour hiérarchiser les objectifs avec des axes pour l’action pour chacun d’entre eux. De même, il y a une certaine confusion entre d’un côté les objectifs souhaités et de l’autre les outils et les moyens mis en place pour les atteindre. Enfin, certains détails n’ont pas leur place dans un projet de cette nature qui doit s’en tenir à l’essentiel. Et puis, il y a quelques petits oublis fâcheux…
Cela étant, on peut néanmoins souligner que ce projet est globalement positif. La culture y est présentée comme un axe majeur de la politique de la ville, avec bien sûr sa fonction de promotion de l’image de St Barth à l’extérieur. Elle se veut ouverte à tous et devoir constituer un vecteur essentiel pour réduire les inégalités sociales et pour fédérer la vie associative locale. Le projet se situe également dans la perspective de soutenir les artistes et le spectacle vivant sous toutes ses formes.
Le THV et la Médiathèque constituent les deux outils de base pour créer une offre diverse, variée et pluridisciplinaire avec une tarification qui devrait permette l’accès à tous les publics y compris ceux que le mot même de culture rebute à priori. Le projet exprime l’ambition d’ouvrir la pratique culturelle de tous les publics mais essentiellement des enfants et des jeunes. Tous les lieux et les manifestations culturelles de la ville sont analysés avec leur vocation propre. Enfin, les pistes sont ouvertes pour des partenariats avec les communes voisines et pour se rapprocher des grands outils culturels de l’agglomération en visant une amélioration et une complémentarité des programmations culturelles à l’échelle du territoire angevin.
Mais comme tout projet de ce genre, il est perfectible.
Si la minorité municipale approuve l’essentiel du projet avec des propositions d’amélioration dans la formulation de certaines propositions et des suggestions dans certains domaines, la critique essentielle qu’elle en fait, est le manque d’ambition. A ses yeux en effet, ce projet culturel se contente trop de faire en quelque sorte l’état des lieux de ce qui existe, sans ouvrir de véritables nouvelles perspectives pour les années qui viennent. Le propre d’un projet culturel en effet, doit aussi être de jeter les bases de nouvelles formes d’expression, d’innover, d’expérimenter… Mais tout reste possible, si la majorité accepte une évaluation annuelle pour une amélioration au fil du temps, comme cela est proposé par la minorité.





